REVIEWS - KRITIKEN - LA PRESSE - STAMPA

Ici, Vous pouvez trouver des critiques en langue française. Pour lire d’autres critiques en anglais, allemand ou italien, veuillez visiter les pages respectives de ce site !


Utilisez votre fonction 'chercher' pour trouver les différents rôles en bas sur cette page. Pour un article plus généralisant de la plume d’Amalthée sous le titre Hasmik Papian - un soprano incomparable, voyez tout en-bas des critiques!



CD "HOMMAGE À KOMITAS"

Considéré comme le Bartok arménien, Komitas laisse, comme son homologue hongrois, l'image d'un infatigable musicien voyageur, battant les campagnes à la recherche de chants paysans. Mais il fut aussi, comme le souligne Claude Mutafian : "un immense compositeur, tant sacré que profane, un grand chanteur et chef de chœur, un musicologue avisé, un pédagogue hors pair doué d'une personnalité à la fois brillante, combative, conflictuelle et déchirée. Partout où il se présentait, il jouait son rôle d'ambassadeur de la musique arménienne, et il captivait son auditoire aussi bien par ses concerts que par ses conférences".

Ordonné prêtre en 1893, Soghomon Soghomonian alias Komitas mourut solitaire à l'hôpital public de Villejuif, en France, en 1935. Aujourd'hui, sa musique reste quasiment inconnue. Pourtant, à l'écoute de cet enregistrement on est envoûté par les beautés de ces chants arméniens que la vibrante et chaleureuse voix de la soprano, Hasmik Papian fait revivre avec passion et sensibilité. Accompagnée au piano par Vardan Mamikonian, elle complète le programme de ces chants arméniens avec neuf lieder de poésie allemande, en première mondiale au disque. Saluons également le label Audite pour le soin apporté à cette édition. Un Super Audio CD unique pour une découverte unique.

Jean-Jacques Millo (www.parutions.com - 27/10/2006)


Le SACD "Hommage à Komitas" a reçu le prix SuperSonic Award du magazine musical en ligne www.pizzicato.lu en Novembre 2006 !

Fort beau disque -
excellent enregistrement

La France fête actuellement l'Arménie, ce qui invite le mélomane à découvrir ou redécouvrir un compositeur encore trop rarement programmé. Si l'on se souvient des quelques danses jouées par Sokolov lors d'un récital au Théâtre des Champs-Elysées, on aura bien du mal à trouver où entendre en live cette musique d'une infinie sensibilité. Souhaitons que ce fort beau disque dans lequel Hasmik Papian chante l'arrivée du printemps, le ciel qui ne neigera pas, les amours du ruisseau ou encore la plainte saisissante de l'enfant sans foyer, subtilement accompagnée par Vardan Mamikonian au piano, invite les oreilles - qui ne manqueront pas d'être émues par l'omniprésente mélancolie de cet univers - à s'approcher un peu plus de Komitas. Voici quelques éléments biographiques qui l'accompagneront peut-être dans sa quête. Quant à nous, tâchant de saluer à notre façon tant l'excellence de cet enregistrement que l'événement qu'il représente, nous le distinguons naturellement d'une Anaclase !

Hervé Koenig, www.anaclase.com


NORMA


Opéra pour diva

Norma est plus que périlleuse pour la soprano dramatique. Hasmik Papian remplaçait au dernier moment Susan Neves pour le rôle-titre d’une série de cinq représentations. Loin de la Norma ouragan que l’on entend souvent, elle commence piano pour son entrée en scène et le fameux « Casta Diva ». La cantatrice passe du piano au forte sans heurt, et termine son grand air sur des messe di voce à se damner… Tout au long de la représentation, le legato est somptueux, la voix pas simplement spectaculaire dans l’agilité mais aussi intrinsèquement belle. De plus, la composition de ce rôle, dont elle est familière pour l’avoir tenu avec succès sur les plus prestigieuses scènes lyriques du monde, est très aboutie, sensible et intelligente. Pour cet emploi où l’on se demande sans cesse qui pourrait bien le tenir, la wagnérienne ou la belcantiste, Hasmik Papian impose un style très personnel et dramatiquement efficace. Plus près de Joan Sutherland que de Maria Callas pour les choix stylistiques comme pour la technique, sa prêtresse gauloise se trouve à mi-chemin entre la mère tentée d’infanticide qu’incarnait Callas et la fragilité qu’y distillait Caballé.

Madame Papian méritait plus bel écrin qu’une scénographie pauvre et des comprimari médiocres. Mais tout reposait sur son interprétation et cet opéra pour diva conserve tout son intérêt si la cantatrice y réussit, même si elle n’est pas entourée au mieux. Mais les bonheurs venaient aussi de la fosse. Sous une direction digne des plus grands, l’Orchestre National de Montpellier fait preuve d’une parfaite maîtrise. Jean-Yves Ossonce évite tous les écueils d’une telle partition et fait preuve d’une science de l’orchestration bellinienne accomplie. Le chef sacrifie au rubato nécessaire et impose dès le lever du rideau une lecture qui atteint les sommets.

Nicolas Pierchon dans www.resmusica.com,
26 juin 2007


Finesse, élégance et puissance tragique

Suzan Neves ayant abandonné pour raison de santé, la soprano Hasmik Papian a assuré avec panache et superbe toutes les représentations prévues, plus une. Aujourd’hui le dictât des media martèle son prêt à “écouter et penser“. On tente de nous détourner de notre sens critique en nous proposant des “produits“ .Mais à Vienne , Londres ou New York l’amateur d’opéra fait son choix et à Montpellier le public par tradition à d’ l’écoute. Norma est un personnage clé de l’Opéra soprano,femme et mère.Et même si elle n’imite pas l’image torturée,vengeresse et inouïe que Maria Callas certains soirs nous donnait,la latitude d’un tel personnage laisse ouverte de nouvelles naissances. La Norma créée par Hasmik Papian est une prêtresse éperdue de tristesse, brisée par l’évidence de l’égarement de la femme… Elle a cédé à la passion amoureuse, au désir charnel, donné naissance à des enfants…

Enfreignant la Loi de sa caste religieuse, elle a également pactisé avec ses ennemis : Les Romains. Elle veut pouvoir racheter sa faute en tuant ses enfants…Et tous les romains ! Avec Callas même en sachant la fin du drame…On pouvait craindre qu’elle abattrait son glaive…Avec H. Papian nous voudrions tant qu’elle ne le fasse pas…Pour elle…Pour la douceur qu’elle combat en elle…pour l'amour dont elle aurait pu disposer à d’autres motifs. Montant au bûcher elle se punit de son hédonisme et de son parjure de Druidesse. Et nous regrettons que ce soit cette femme là, pétrie de tant de richesses humaines qui ai oublié son devoir. Hasmik Papian dont la voix possède la finesse, l’élégance et la puissance tragique d’intonations versatiles et d’écarts de tonalités d’une exceptionnelle ampleur. Cette prêtresse outragée est animée d’une fermeté furieuse majestueuse et dominatrice, pouvant atteindre des instants d’égarement éperdus. Mais, elle sait aussi traduire les failles de la cuirasse, en montrer faiblesse et moments d’égarement. Elle frissonne d’angoisse et brise Pollione, le subjugue et ne pouvant le tuer le conduit néanmoins à la mort par son attitude. Intérieurement brisée elle reconquiert sa souveraineté liée au sacerdoce par l’amour. Et s’achemine vers la mort, monte au bûcher indomptée et sublime. Les nuances d’un chant violent et doux, fondues en une alchimie admirable, énonce l’oubli, la rémission et le renoncement profondément vécus. La porte ses ultimes force d’abandon vers à l’exécution du sacrifice, la femme, liée à la druidesse. Et s’éteignent alors les flammes vibrantes et purifiées de cette voix montant sereine et élargie comme un nuage d’ambre, amplifiée par un souffle imperceptible et suprême.

Amalthée (www.amalthee-ecrivain.info)



_____________________


« Norma » spectaculaire : performance
suprême, comprenant tous les aspects du rôle

L’Opéra du Colorado a invité la soprano domiciliée à Vienne en Autriche pour cette production, la faisant venir de loin – et on comprend facilement pourquoi. Spécialisée dans ce rôle considéré un des plus défiants de tout le répertoire, Hasmik Papian a su impressionner en toutes manières ; elle a incorporé de façon entièrement convaincante la force, le charisme et la vulnérabilité de Norma.

Ce qui est le plus important : elle peut aisément affronter les défis vocales multiples de ce rôle – les sauts de deux octaves, les ornementations diaboliquement difficiles et la dynamique diversifiée qui peut changer d’un moment à l’autre – et ce avec une articulation presque parfaite et un phrasé bouleversant, produisant chaque note avec justesse. Commandant d’une gamme vraisemblablement infinie de timbres vocaux, elle peut être puissante ou bien séduisante. Son chant est toujours beau et ne perd jamais d’énergie, malgré l’endurance extrême requiert pour ce rôle.

Denver Post, 21. 2. 2006


La sorte de chante dont on rêve

Hasmik Papian a prouvé que les éloges anticipés qui précédaient sa prestation n’étaient que trop réticents. La soprano arménienne a parcouru les exigences impossibles de ce rôle sans problèmes dans une interprétation qu’elle a rendu plus humaine que l’on ne s’y attendait. Son aire « Casta Diva » était suspendu, captivant et merveilleusement centré (avec un diminuendo inoubliable). Tout à fait à sa hauteur, la mezzo Irina Mishura apportait une voix puissante, grâce et élégance aussi bien qu’une certaine noblesse au rôle d’Adalgisa. Les duos avec la Papian ont coupé le souffle aux mélomanes.

Rocky Mountain News, Denver (Colorado), 18. 2. 2006



Kritik Norma.jpg

Pousse-toi, Maria!

Il y a un demi-siècle, Maria Callas s’est établi la reine du bel canto, ce style richement ornementé qui a transformé l’art du chant en acrobatie vocale. Mais son règne s’est terminé au moment où Hasmik Papian a abordé le rôle de Norma, auparavant le rôle de référence de la Callas. Le trône revient désormais clairement à la Papian qui a donné ses débuts à l’Opéra du Colorado jeudi dernier dans la toute première production de « Norma ». La soprano superbe d’origine arménienne a su couper le souffle au publique dans la salle comble du théâtre Ellie Caulkins de Denver, incitant de l’admiration pour sa puissance cachant les efforts immenses qu’exige Bellini. En un sens, la Papian réuni deux types de voix en soi : un soprano dramatique avec la richesse d’une voix volumineuse capable d’affronter le parcours entier des émotions tourmentés de Norma ; en même temps, elle peut se mesurer avec les meilleurs voix lyriques de nos jours en ce qui concerne la tendresse et l’agilité. L’écriture de « Norma » s’exprime dans de longues lignes mélodieuses, et la Papian sait leur donner forme, les colorer et les soutenir. La regarder, c’est d’assister à un master class du chant.

Irina Mishura, mezzo d’origine russe dans le rôle d’Adalgisa, était tout à fait à la hauteur de la Papian dans les plusieurs duos qui sont au cœur de la partition. Ça c’est du teamwork à la merveille, est cela apporte une puissance dramatique à l’histoire qu’on ne découvre pas toute de suite dans la simplicité mélomane de Bellini. Les deux artistes écartent les blagueurs qui traduisent « bel canto » par « livret idiot ». Passant d’un extrême émotionnel à l’autre, Hasmik Papian et Irina Mishura dévoilent la vulnérabilité humaine qui rend cette histoire crédible – et touchante. « Norma » est un triomphe pour l’Opéra du Colorado.

Daily Camera, Boulder (Colorado), 18. 2. 2006

________


Norma à l'Opéra de Montréal

l'Opéra de Montréal (OdeM) avait pris une assurance tous risques en confiant le rôle-titre à l’Arménienne Hasmik Papian, qui a triomphé dans Norma partout dans le monde depuis 1999. La soprano a été à la hauteur des attentes, distillant un chant au souffle long, épousant les lignes de l'écriture bellinienne avec un minimum d'à-coups et de sublimes inflexions dynamiques. Moins animal que celui de Callas, moins stratosphérique que celui de Sutherland, son art se rapproche davantage -- autant que sa conception d'ailleurs -- de celui de Montserrat Caballé, quelques sublimes decrescendos sur des notes tenues aiguës étant là pour rappeler cette filiation.

L'OdeM avait pour défi de trouver, face à cette chanteuse de classe mondiale, une Adalgisa de taille. Les duos entre la druidesse et la jeune prêtresse marquent deux moments clé de l'opéra. L'histoire vocale de Norma est jalonnée de ces grandes rencontres entre un soprano (Norma) et un mezzo (Adalgisa). Le choix de Kate Aldrich est à cet égard parfait. Même si les deux chanteuses n'ont intrinsèquement pas un format vocal énorme, les voix s'accordent à merveille. Au sommet de leur art dans le duo de fraternisation de l'acte II, elles se fondent, vivent et respirent ensemble. Ces deux duos encadrent le noyau explosif de l'opéra : la confrontation des deux femmes avec Pollione, qui clôt l'acte I, et le dilemme de Norma qui ouvre l'acte II : doit-elle tuer ses enfants, les enfants de Pollione ? C'est dans cette scène centrale, plus encore que dans «Casta diva», qu'Hasmik Papian, qui décide à ce moment-là de se sacrifier, montre à quel point elle est une excellente Norma.

Le Devoir, Montréal, septembre 2005


Une voix taillée à la serpe d’or

Pour ce début de saison, Norma, la grande prêtresse des druides, a su nous éblouir, nous captiver et nous émouvoir. La soprano arménienne Hasmik Papian est un nom à retenir. La voix a l’amplitude du rôle, de plus elle possède un grand talent de tragédienne. Le mélomane garde en mémoire l’emblématique Maria Callas, mais ce que nous avons entendu samedi soir à Montréal est digne des grandes cantatrices qui se sont frottées à ce rôle exigeant.

L’immortel « Casta Diva » est anthologique, la soprano arménienne surmonte les obstacles dès son entrée, « Ite sul colle » jusqu’à se consumer dans le « O, bello, a mi ritorna ! ». L’autre prêtresse et nouvelle amante de Pollione, l’Adalgisa de Kate Aldrich, possède un excellent mezzo. Le duo des deux femmes, « Sola, furtiva, al tiempo » - « Ah ! Si, fa core » doublé des souvenirs émus de l’ancienne maîtresse, est bouleversant. Ingénuité de la première dans sa confession d’un amour interdit à son aînée, et indulgence de la seconde, d’un amour perdu, chargé de ressentiments avant que la fureur n’éclate.

Lorsqu’au deuxième acte, Norma, confrontée au même dilemme que Médée, veut occire ses deux enfants, sans toutefois parachever son œuvre au noir, l’effet est étonnant de retenue. Mais le sacrifice épargnera les fils qu’elle a eus avec Pollione, dans un merveilleux duo, « Deh, con te li prendi » avec Adalgisa à qui elle veut les confier. C’est sa grandeur d’âme que l’on retient, jusqu’au moment où elle fera sonner le bronze fatal, « Squilla il bronzo » - « Guerra, guerra » et l’arrestation de Pollione. La dernière scène où les anciens amants enfin réunis s’avancent vers l’astre de feu qui tient lieu de bûcher, est impressionnante.

www.resmusica.com, 20. 9. 2005


L’Opéra de Montréal entame sa saison
avec Norma de Vincenzo Bellini

Samedi soir, la salle Wilfrid-Pelletier a levé le rideau sur Norma, le chef d’œuvre à la fois dramatique et romantique de Vincenzo Bellini, mis en scène par Stephen Pickover. Hasmik Papian, dans le rôle de Norma, a offert une prestation sublime, suscitant les bravos des spectateurs dès la fin de son premier chant.

La soprano arménienne, Hasmik Papian, a envoûté la salle samedi soir. Sa performance n’a pas manqué d’illustrer la maîtrise qui doit nécessairement découler d’une telle expérience. Le rôle est connu comme l’une des plus difficiles performances féminines et je n’ai pas hésité à me joindre à la foule dans ses acclamations. À l’écouter, j’ai eu plusieurs fois des frissons : c’est d’abord par sa voix, mais aussi par son talent d’actrice qu’elle enchante. Malgré les contraintes du médium, Papian réussit à faire sentir à l’audience le déchirement de son personnage. Papian dit, dans un entretien avec Pierre Vachon: «Pour moi, c’est [Norma] une femme moderne, comme toutes les femmes d’aujourd’hui.» Et c’est ce qu’elle joue, éveillant un pathos inhabituel chez les spectateurs.

Le Délit, Montréal, septembre 2005


Un superbe spectacle musical

Ce puissant drame est un superbe spectacle musical. Il ouvre magistralement la saison automnale de l’Opéra de Montréal. Dans le rôle titre, la soprano arménienne Hasmik Papian a réalisé d’admirable performances qui lui ont valu de longues ovations. Une production d’une qualité hors commun. C’est à voir.

Allô-Vedettes, Montréal, septembre 2005

_________

« Norma » à Angers Nantes Opéra

La réussite d’une production de « Norma » dépend, plus que tout autre ouvrage, de l’adhésion totale, musicale et dramatique de la chanteuse avec son rôle. Nombre de monstres sacrés ont prouvé que le personnage de la prêtresse ne pouvait souffrir une interprétation approximative. Forte de son récent succès à l’opéra de Washington, Hasmik Papian a démontré le professionnalisme et le sérieux de son interprétation. La chanteuse arménienne, modeste actrice, connaît à la perfection le rôle, ses écueils et ses propres faiblesses. Elle affirme au fil des scènes toutes les facettes du personnage sans pour autant céder à un expressionnisme déplacé. Les règles élémentaires du bel canto sont respectées (phrasé intelligible, legato soigné, précision de la vocalise, plénitude du timbre etc.), et la voix est suffisamment riche et solide pour apporter quelques nuances indispensables au final habituellement hurlé.

Olivier Beau, Opéra International, Paris,
décembre 2003


Divine Hasmik Papian

Hasmik Papian est une Norma dont le chant est si beau qu’il mène aux pleurs. Cette soprano toute d’émotion et de sentiment partage avec le public les tourments qui l’animent. Chacun ne peut qu’être suspendu à ses lèvres et particulièrement au moment du ‘Casta Diva’.

Presse Océan, Nantes, décembre 2003


La Norma de Hasmik Papian est géniale

Une superbe « Norma » de Bellini ! Ce spectacle qui inaugure la nouvelle structure Angers Nantes Opéra est très largement réussi et d’abord ce qui est essentiel pour un tel ouvrage – vocalement – et en premier grâce à l’interprète du rôle titre la soprano arménienne Hasmik Papian qui est l’une des plus grandes interprètes du rôle aujourd’hui et qui confirme par son timbre, par la souplesse de ses phrasés, par sa poésie élégiaque, par l’intensité de son expressivité, qu’elle est une digne héritière de la grande Caballé.

Alain Duault, RTL, décembre 2003


Pas loin de la Callas et la Caballé

La belle soprano arménienne Hasmik Papian, qui a le redoutable bonheur d’incarner le rôle mythique de la grande prêtresse, donne une autorité indiscutable au personnage antinomique de Norma. Maîtrisant parfaitement sa voix, elle n’est pas loin de rejoindre dans la légende la Callas et la Caballé.

Ouest France, Nantes, décembre 2003

________


C’est la magie pure

Cette saison, c’est la première fois qu’on a mis « Norma » de Vincenzo Bellini à l’affiche de l’Opéra de Washington, capitale des États-Unis. Presque tout est réussi dans cette production, mais le vrai succès est dû à la soprano arménienne Hasmik Papian qui chante Norma. Dans une performance d’une intensité bouleversante, présentée en même temps de manière superbement humble, la Papian porte tout cet opéra sur ses épaules dès qu’elle met son pied au plateau.

On sait que « Norma » est un œuvre du bel canto, c'est-à-dire, il faut le chanter en mouvant d’une certaine manière d’une note à l’autre. Dans le bel canto, il s’agit de créer la sensation d’un flot constant en soutenant les phrases et les humeurs avec beaucoup de délicatesse. La Papian sait pratiquer cet art de façon sublime ; elle chante avec une souplesse veloutée, tout en caressant les notes avec sa voix. C’est la magie pure. Son interprétation du fameux aire du premier acte, « Casta Diva », est glorieuse et en même temps coloré d’émotions sombres.

De la façon comme la Papian la représente, la prêtresse des druides devient un vrai phénomène ; on ressent la jeune fille têtue dans Norma qui n’a plus l’allure de la jeune beauté, mais qui possède en revanche le magnétisme d’une femme mature sûre d’elle-même au niveau spirituel et moral. Nous partageons ses conflits magnifiques dans son regard qu’elle projet avec ses yeux de laser ; à un moment, ils sont comme deux charbons flambants de rage, pour ensuite s’adoucir dans sa vulnérabilité. C’est un des meilleurs spectacles que le Washington Opera a présentés depuis bien quelques saisons. Pour pouvoir y assister, tout est permis : faîtes la manche, empruntez l’argent ou bien volez-le !

Kate Wingfield, MetroWeekly, Washington DC,
septembre 2003

________


Une « Norma » bouleversante à Amsterdam

Nelly Miriciou était remplacée par la soprano arménienne Hasmik Papian. Est quel diable de spectacle nous a-t-elle livré ! Elle commandait de toutes les notes nécessaires pour ce rôle incroyablement difficile, et elle les a chanté de façon courageuse et convaincante. Elle était capable de projeter des coloratures de bravoure quand il y en avait besoin, mais en même temps disposait d’une grande délicatesse et subtilité. Son legato tranquille dans la scène quand elle contemple d’assassiner ses enfants nous donnait le frisson. Ça, c’était une véritable Norma : une performance à retenir en tant que trésor.

www.ballet.co.uk , mars 2005


Une diva moderne

Remplaçant dans le rôle titre Nelly Miricioiu, souffrante, la soprano arménienne Hasmik Papian, qui se produit sur tous les grands théâtres du monde, campe une Norma très satisfaisante. La voix, au timbre tantôt velouté, tantôt d’un beau métal, possède l’agilité et la longueur de souffle requis. Prêtant au rôle une silhouette altière, l’artiste exprime les sentiments divers que l’héroïne traverse.

Luxemburger Wort, mars 2005


Infortunios bellinianos

Hace treinta años, la primera producción de Norma despues la Segunda Guerra Mundial fue uno de los mayores desastres de la historia de la Ópera de los Países Bajos antes de la inauguración del Muziektheater ... incluso Cristina Deutekom, por mucho que lo intentara, no fue capaz de salvar aquella tarde.

El 7 de marzo 2005, el estreno de Norma en la nueva época de la Ópera de los Países Bajos fue quizás el mayor desastre que ésta haya sufrido nunca. Esta vez, como protagonista Nelly Miricioiu probablemente tuviera la peor tarde de su vida profesional. Afortunadamente, Lucia Aliberti, que había cantado los últimos ensayos entre bastidores, cantó el segundo acto pero fue obvio que no estaba cómoda con un papel que había interpretado muy pocas veces en el escenario.

Seis días más tarde las cosas habían mejorado, ya que en la segunda representatción la armenia Hasmik Papian sustituyó a las otras dos, y cantó con una voz tranquila, seguridad musical y una convicción dramática que parecía contradecir el hecho de que hubiera tenido unos cuantos días para ensayar.

Scherzo, Madrid, avril 2005

________


La meilleure de toutes les Normas

Surprise plus que joyeuse : l’arménienne Hasmik Papian s’est révélée une interprète presque son défauts du rôle titre. Sa voix de soprano timbrée fraîche possède suffisamment d’élasticité, revient toujours à la plasticité juste de la sonorité dans les différentes passages qui requièrent bien différents moyens d’expression, c’est seulement dans les aigues les plus extrême que les valeurs du son perdent un peu leur variabilité, et c’est rarement dans le registre le plus bas qu’elle doit forcer légèrement. Sa voix était donc tout à fait impressionnante dans l’aire « Casta Diva » qui flottait tranquillement.

Das Opernglas, Hambourg, 1998

_________


Triomphe absolu pour Norma
au théâtre d'Orange

La Norma de Bellini est sans conteste " l'apogée du bel canto " ; ce fut aussi, ce 31 juillet, sous un ciel lourd de nuées menaçantes, l'apogée des Chorégies d'Orange 1999, en ce lieu qualifié de magique et par les interprètes et par le public confondus. On attendait dans le rôle-titre Maria Guleghina ; nous eûmes Hasmik Papian découverte ici même l'an passé dans Nabucco de Verdi. Première surprise heureuse car cette belle cantatrice d'origine arménienne incarna, avec des dons de tragédienne hors pair joints à une voix de soprano d'une musicalité parfaite, le personnage de Norma, la druidesse gauloise dont l'opéra nous conte l'histoire tragique.

Qui, parmi les spectateurs de cette soirée, dont beaucoup n'avaient jamais vu ou entendu d'opéra - et beaucoup de jeunes parmi eux témoignant du renouveau de l'art lyrique -, ne se souviendra de ce splendide « Casta Diva » pétri d'émotion contenue ?

Vingt-cinq ans après une représentation mémorable de Norma à Orange avec Monserrat Caballé, le miracle s'est reproduit. Les 9 000 spectateurs qui en ont été témoins ne l'oublieront pas de sitôt.

Philippe Gut , L’Humanité, août 1999


Magnifique Hasmik Papian

Norma, c’est avant tout un rôle mythique et un air justement considéré comme le plus caractéristique du bel canto. C’était Maria Guleghina qui devait tenir le rôle à Orange. L’approche d’un heureux événement l’en ayant empêchée, c’est l’Arménienne Hasmik Papian qu’est revenue la lourde tâche d’incarner Norma. Ce fut un bonheur constant d’entendre cette magnifique artiste, qui, plutôt que de jouer le rôle en tragédienne comme Callas, a préféré rester fidèle à son propre tempérament, qui est avant tout élégiaque. Une voix souple, des aigus immatériels, une ligne de chant impeccable, un souffle infini, un timbre sans cesse émouvant: cela nous a valu un « Casta Diva » mémorable. Les 8.350 personnes présentes retenaient leur respiration pour mieux goûter la perfection d’un air qui, commencé comme dans un murmure, permit à la superbe voix de Hasmik Papian de prendre peu à peu son vol avec une aisance totale et un style incontournable. Elle nous a comblés d’un bout à l’autre par sa pure beauté comme immatérielle.

Le Figaro, Paris, août 1999


Heureuses retrouvailles avec la Norma
aux Chorégies

La prestation de la belle soprano a séduit un public enthousiaste et captivé par une production mise au service de l’émotion. Hasmik Papian, remplaçant, presque au dernier moment, Maria Guleghina et retrouvant ainsi le rôle de Norma qui lui tient particulièrement à cœur. D’une belle musicalité, utilisant parfaitement le mezza-voce, elle a su mettre en valeur les purs moments d’émotions comme le célébre « Casta Diva » très attendu (et très applaudi).

La Dépêche du Midi, Toulouse, août 1999

_________


« Norma » a superbement comblé le public

Une totale réussite qui s’inscrira en lettres d’or dans cette saison lyrique marseillaise: La première de « Norma » demeurera un grand soir pour les habitués de l’Opéra de Marseille. La production est une réussite en tout point … en particulier pour la soprano Hasmik Papian qui avait assuré le rôle devant le mur d’Orange. D’une remarquable musicalité, elle maîtrise parfaitement les difficultés vocales de la partition grâce à une technique à toute épreuve. Elle s’est parfaitement investie dans le personnage avec du mordant à la fin du premier acte, nous réservant de véritables moments de bonheur et pas seulement dans le célébre «Casta Diva».

La Provence, Marseille, 2000


Des sentiments réfléchis

Les représentations étaient reçues de manière enthousiaste – et c’était tout à fait justifié en tenant compte des difficultés énormes que tout théâtre lyrique doit surmonter quand « Norma » est mis à l’affiche. La soprano Hasmik Papian a déjà eu beaucoup de succès dans le rôle titre en France. Sa prestation sur la scène du Théâtre Royal de Turin a confirmé qu’elle est une chanteuse de qualité supérieure, capable de maîtriser la complexité du rôle sans jamais déraper de façon fastidieuse. Nous nous trouvons en face d’une artiste professionnelle en possession d’une technique impeccable, avec un beau timbre mou, coloré de belles taches sombres. Elle interprète « Casta Diva » avec assurance stylistique et se débrouille honorablement dans la cabaletta suivante.

L’Opera, Milan, 2002


ERNANI


Finalement à nouveau
un grand soprano verdien

Dans la représentation d’ « Ernani » en version concertante à l’Opéra Flamand d’Anvers, les trois interprètes principaux étaient de premier rang. Avec Hasmik Papian, finalement à nouveau un grand soprano verdien monte sur le plateau – elle maîtrisait parfaitement toute la gamme du pianissimo au fortissimo du point de vue stylistique et possède en plus le volume nécessaire.

Orpheus, Hambourg


NABUCCO


Au Cargo Grenoblois „Nabucco“ de Verdi:
Héroique!

A Grenoble en ce moment, c’est l’etat de grâce: «Pourvu que cela dure», disait Laetitia Bonaparte. La belle Hasmik Papian dans le rôle d’Abigaille, n’a rien à envier à ses augustes ainées Tebaldi ou Callas. Papian, à la voix de soprano dramatique étendue et puissante, nous a livré des accents véhéments à la mesure de ses passions pour le trône et pour Ismaél.

Affiches de Grenoble


LA TRAVIATA


La vedette du soir

La vedette du soir, c’était la soprano Hasmik Papian dans le rôle de Violetta. Elle chantait avec grâce lyrique. À partir du commencement mousseux de la fête au petit matin jusqu'à la mort tragique juxtaposée avec la gaîté du Mardi gras, la Papian a rempli la salle énorme du Music Hall à Cincinnati avec une voix d’or chaleureuse et une technique vraisemblablement sans efforts. Elle endossait le personnage pleinement avec une sensibilité touchante pour la fragilité physique et la vulnérabilité émotionnelle de la courtisane qui sacrifie son amour pour l’honneur de la famille de son aimant.

The Cincinnati Post, Ohio, août 2003


Cincinnati Opera Festival: Eccellente soprano

"La Traviata" ha caratterizzato un cast internazionale, capeggiato dall'eccellente soprano armeno Hasmik Papian, che ha donato alla sua Violetta un timbro delizioso e caldo, un'estensione insolitamente regolare e un fraseggio appassionato. Ha cantato i melismi, la coloratura e le note acute di "Ah! Fors'è lui" e "Sempre libera" con credibilità, ma favorendo in modo chiaro le ultime drammatiche scene dell'opera. Una fine attrice, come donna innamorata è stata pienamente convincente.

L'Opera, Milan, octobre 2003

________


Mourir en beauté

La mort envoûtante que la « traviata » de Verdi meurt sur scène, elle a été interprétée de façon merveilleuse par la jeune soprano Hasmik Papian ce samedi soir à l’Opéra de Bonn. Avec une grande pureté, une voix pétillante qui n’a jamais l’air de s’efforcer, et avec une fragilité que l’on n’entend pas souvent – même pas des grandes vedettes ; de manière touchante, elle était très jeune fille désespérée. Applaudissements frénétiques pour Hasmik Papian dans « La traviata ». Si quelqu’un ne veut pas venir voir la mort de cette Violetta, qu'il le sache : il a tort.

Bonner Rundschau, 1994



DON CARLO


Pur instant d'Anthologie avec Elisabetta
aux Chorégies d'Orange

...Quel diable d’homme que ce Verdi qui renverse parfois les typologies vocales (mezzo à aigus, soprano à graves). Et d’arriver au point noir de la soirée. Seule Hasnik Papian est véritablement à sa place. Elle incarne une Elisabeth irrémédiablement seule ; ayant endossé contre son gré un costume royal, qui n’a cesse de briser sa personnalité profonde, en contrecarrant son attirance pour l’Infant.

Le moment d’introspection du dernier acte, « Tu che le vanità » est à cet égard un pur instant d’anthologie – qui peut être comparé avec l’équivalent du récital de Dame Gwyneth Jones (Classic Limited Edition), au temps de son zénith vocal (1968) !

www.resmusica.com, 1999





AÏDA


The biggest success of the season

Three sold-out performances of “Aida” were strongly cast throughout. It was the first Amneris of Denyce Graves that commended attention. But the biggest success of the season was the Aida of Hasmik Papian. She was vocally secure, engraving each note into the air, soaring over the vocal masses of the Triumphal Scene, then lying flat on her back for a delicate final duet.

Opera, Londres, 2000


La soprano était la découverte
de la saison entière

La prise de rôle d’Amneris par Denyce Graves était très attendue au festival de Cincinnati. Mais elle était égalisée par un portrait tout aussi bouleversant d’Aïda par Hasmik Papian. La soprano était la découverte de la saison entière ; elle projetait une voix impeccable, sans effort et crémeuse, apportant des émotions approfondies à son personnage. Son « Ritorna vincitor », chanté dans la lumière d’un projecteur, était dramatique et passionné, s’assumant avec des aigues bouleversants dans une prière intense. L’extension et le contrôle de la voix était superbe. « O patria mia » était interprété de manière exquise, vibrant de passion.

Cincinnati Enquirer, Ohio, 2000

_________


Metropolitan Opera de New York:
Aïda magnifique

Heureusement, le rôle titre était tenu par Hasmik Papian. Elle chantait de manière magnifique, tout en étant convaincante en tant que comédienne et – ce qui est rare ces jours au Metropolitan de New York – elle ressemblait aussi physiquement à la jeune esclave éthiopienne. Elle touchait profondément nos cœurs dans « Ritorna vincitor », s’abaissant sur les genoux pour « Numi pietà » à la fin de cet aire où Aïda, désespérée, invoque la pitié et l’aide des dieux. Le moment de vérité pour toute Aïda, c’est l’aire « Ô patria mia » au troisième acte. La Papian savait bien naviguer cette musique difficile et exposée, accompagné avec expertise par Placido Domingo dans la fosse de l’orchestre. Elle montrait une voix souple et chaleureuse, projetée en flottant jusqu’au derniers rangs de la salle, s’intensifiant de façon majestueuse dans les grands climax.

newyork.citysearch.com, 1999

__________


« Aïda » – vraiment céleste

Il y des moments incomparables où tout harmonise à merveille. Ce n’en était un, au Staatsoper de Vienne : dans le rôle d’Aïda, Hasmik Papian donnait un début fulgurant. Sa voix est belle et s’éblouit vers les aigues. Avec un souffle long, elle maîtrise toutes les phrases difficile et se montre capable d’un pianissimo odorant. Elle peut remplir la salle énorme du Staatsoper avec toute la dynamique requise, nous montre un beau phrasé de bon goût dans l’aire du Nil – épreuve difficile pour la technique de toute princesse éthiopienne – elle possède la force, le souffle long et un timbre qu’on reconnaît tout de suite. Qui peut nous offrir de plus ?

Der neue Merker, Vienne, novembre 1999



OTELLO


Elle me fait penser à la Scotto
au sommet de son art

Foudroyante la voix de l’Arménienne Hasmik Papian qui chantait Desdémone au Théâtre de la Maestranza à Séville. D’un rayonnement charmant, avec un soprano spinto d’une densité et d’un volume très beaux et doux, des filati en piano à la fin des phrases propre à un vrai soprano lyrique. Dans la dernière scène, elle me faisait penser à la Scotto au sommet de son art.

ABC, Séville, octobre 2002


Sencillamente sensacional

La Desdémona de Hasmik Papian resultó algo fria, un planteamiento que casa muy bien con sua voz grande - ha cantado Norma y Nabucco - y de timbre oscuro. Correcta en los duos con Otello, su gran escena de lucimiento fue el concertante final del tercer acto, "A terra, si, nel livido fango", donde estuvo sencillamente sensacional, y parecio que el papel le quedaba pequeno en la escena del "Ave Maria", aunque lo cantara con efusión.

El Mundo, Séville, octobre 2002



REQUIEM DE VERDI


L’admirable soprano Hasmik Papian

Grande soirée à l’opéra! Soirée passionnante et passionnée, tout à fait dans la tradition de l’art lyrique! Le «Requiem» de Verdi, cette œuvre puissante, grandiose, monumentale, était donnée par le Philharmonique de Nice, le chœur de l’opéra et un prestigieux quatuor de solistes qui fut dominé par l’admirable soprano Hasmik Papian. Celle-ci aurait valu le déplacement à elle seule. A ses côtés Ildico Komlosi, Neil Shicoff et Julian Konstantinov.

Nice Matin, 2000





TOSCA


Tosca prend les ovations

On se régale musicalement : au théâtre Aalto d’Essen, des ovations, des siffles d’enthousiasme et des bravos accompagnaient la reprise de « Tosca ». Les applaudissements abondants s’adressaient à une distribution digne des grandes capitales du monde. Hasmik Papian qui a chanté le rôle titre à Stuttgart, à Berlin et à Vienne, nous offrait une interprétation comble des mélodies luxuriantes, pleine de passions. Son soprano brillant, mené avec une technique assurée, pur et sans efforts même dans les aigues, était en harmonie parfaite avec le ténor héroïque de Janez Lotric.

Westdeutsche Allgemeine Zeitung, Essen, 1999



LA BOHÈME


Les voix nouvelles pour « La Bohème »

Deux chanteurs nouveaux faisaient leur début à l’Opéra de Washington dans « La Bohème » ce jeudi : Les deux rôles principaux étaient interprétés par Antonio Lotti dans Rodolfo et par la soprano arménienne Hasmik Papian dans Mimì. Ses notes arrondies dans les aigues et l’égalité exquise dans toute l’extension de la voix étaient soutenues par des qualités musicales qui vont l’emmener loin. Le rapport le plus intime ne se produisait pas entre les couples amoureux sur scène, mais plutôt entre la Papian et le chef d’orchestre, Daniel Oren. Avec un sens assuré de la théâtralité, il tenait la pause dans le fameux aire « Mi chiamano Mimì » pendant une petite éternité exactement assez longue pour que le public retienne son souffle et le cœur des spectateur n’ose presque plus de battre, jusqu’à ce qu’il enchaîne en baissant la baguette pour entamer l’accord en si bémol. Ensemble avec le pianissimo doux de la Papian, chanté de manière si ravissante, c’était un moment qui nous a donné des frissons.

The Washington Post, 1996


LA RONDINE


Les frissons de la beauté

Gala pour le réveillon : en jouait « La Rondine » de Puccini à l’Opéra de Bonn, et Hasmik Papian donnait son début dans le rôle titre (Magda). Pour la soprano d’origine arménienne, ce rôle se révélait un véritable triomphe – tout comme « La traviata » et Donna Anna auparavant. Il n’est point étonnant que cette chanteuse qui fait partie de la troupe de l’Opéra de Bonn, se produira bientôt à la Scala de Milan. En un rien de temps, l’hirondelle s’envolait, ouvrait sa voix et nous enlevait – quel beau sursaut – avec son soprano lumineux et fort dans d’autres sphères. Les frissons de la beauté !

Bonner Generalanzeiger, janvier 1996


SUOR ANGELICA


«Suor Angelica» à l’Opéra Royal de Wallonie
(Liège) : Distributions de haut vol

Hasmik Papian est une superbe Angelica, égale dans tous les registres, conciliant grâce naturelle et crédibilité scénique ; son «Senza mamma» est bouleversant.

La libre Bélgique, Liège, avril 2005


Une voix superbe

Cet opéra – à l’argument simple – où Puccini y a atteint les sommets de son art est chanté par la soprano arménienne Hasmik Papian (Suor Angelica), reconnue par les plus grands théâtres lyriques. Une voix superbe, pathétique, émouvante.

Cinemaniacs, Liège, avril 2005


Grandes passions élémentaires

L’interprétation de la soprano Hasmik Papian avait tout pour convaincre : la chaleur, la beauté du timbre, la finesse des nuances et la puissance expressive. Fiorenza Cossotto, la grande Cossotto de légende, incarnait la princesse.

Le Soir, Liège, avril 2005


Hasmik Papian donne à la malheureuse héroïne une présence forte qui, à bien des égards, la rapproche de Butterfly. Il y a dans son chant une belle énergie qui trouve dans les moments d’émotion une tension très juste.

Opéra International, Paris, mai 2005


Les interprètes sont remarquables : La frémissante Hasmik Papian emeut particulièrement dans sa grande scène où Angelica apprend que son enfant est mort. Dans le personnage de la Princesse, Fiorenza Cossotto, qui marque son retour à la scène, possède toute la noirceur de timbre pour rendre odieuse l’annonce tragique à sa nièce.

Le Monde de la musique, juin 2005



PIKOWAJA DAMA
(LA DAME DE PIQUE)


« La Dame de pique » à la Bastille

Reprise à l’opéra Bastille de la production de 1999 de la « Dame de pique » l’avant dernier chef d’œuvre lyrique de Tchaikovski dans la mise en scène du sibérien Lev Dodin. Nouvelle distribution avec surtout la belle Lisa de la soprano arménienne Hasmik Papian seul personnage de l’innocence et de la pureté au cœur de la perversion, tourmentée par sa vérité intérieure la voix est juste, bien timbrée et traduit avec beaucoup de sensibilité les tourments de son cœur.

Radio Notre Dame, Paris, mai 2005


Le triomphe magistral de la voix

À l’orée de l’été, sur la scène de l’Opéra Bastille, les mélomanes, amoureux de la voix ont retrouvé avec bonheur le pouvoir émotionnel que suscite la tessiture de la soprano arménienne dans le rôle de Lisa de l’opéra « La Dame de pique » de Tchaïkovski. Cette œuvre est un théâtre habité par une atmosphère d’inquiétante étrangeté, celle des régions les plus obscures de la psyché où les frontières mouvantes du réel interrogent la conscience et la connaissance pour résonner sur les images mentales d’un rêve intérieur ... Hasmik Papian interprète Lisa. La soprano s’identifie de toute sa sensibilité au rôle qu’elle incarne, coïncidant avec une évidence naturelle à cette jeune femme vulnérable et fragile pour délivrer au public la poésie et la grâce du personnage, mettant au service de l’opéra, l’éventail de sa maîtrise du chant, et son instinct théâtral. Avec une intelligence mêlée de pudeur et de sincérité, sa voix donne accès à l’intime par sa capacité à traduire les nuances de sentiments contrastés.
La courbe vocale exalte les accords secrets des troubles du cœur, se plie pour exprimer l’espoir ou la crainte, la mélancolie ou la douleur et dessine l’emmêlement sinueux des sentiments. La beauté transparente de son timbre aux accents déliés et clairs, lumineux dans les aigus, intenses dans les graves, traduit le frémissement de la musique. Les couleurs de sa palette vocale aiguisent un jeu subtil d’intensité pour atteindre la plus juste émotion et chemine à travers des sonorités tantôt fulgurantes et radieuses, tantôt sombres et désemparées.
Hasmik Papian chante ces figures d’amoureuses qui peuplent le répertoire du bel canto que la soprano défend de tout son art, répertoire qui magnifie le triomphe magistral de la voix, le plus sublime des instruments.

Marguerite Haladjian dans :
Ashkhar (Le Monde), Paris, juin 2005


Un grand soprano lyrique, avec de très beaux moyens.

Le Canard enchaîné, Paris, 15 Juin 2005

____________


D’une beauté troublante

Aux côtés de Placido Domingo au Théâtre Royal de Madrid, le soprano Hasmik Papian nous a offert une des meilleurs preuves de son art, avec un timbre sombre et suggestive et avec une intensité désespérée ; elle a brillé surtout dans les deux grands aires de Lisa qui étaient d’une beauté troublante.

L’Opera, Milano, août 2004


La plus applaudie

Hasmik Papian a prouvé d’être une des étoiles de la représentation ; c’est elle qui fut la plus applaudie de tous les chanteurs, surtout pour son interprétation de son dernière aire dans le troisième acte, seule moment où les spectateurs ont interrompu l’action par des applaudissements. En plus, elle est bonne comédienne et réussit alors à rendre le rôle de Lisa très convaincant.

www.mundoclasico.com , juin 2004


Délicieuse Hasmik Papian

Il y a un bon équilibre en ce qui concerne le niveau de l’interprétation des chanteurs qui sont les protagonistes de cette « Dame de pique », en commençant par la voix limpide de Plácido Domingo … Il ne nous faut pas plus pour faire passer la passion : ensemble avec Domingo, il y a une délicieuse Hasmik Papian. La soprano Arménienne a parfaitement mis en équilibre le lyrisme et la capacité dramatique, le vibrato et l’éclatement des aigues.

Scherzo, juin 2004

Une excellente soprano dramatique

Plácido Domingo est parfaitement rentré dans la peau du personnage renfermé du joueur maniaque. Dans la représentation, une adversaire courageuse lui naquit du côté de la soprano Hasmik Papian qui réussit à lui arracher de manière tout à fait justifiée une partie de la couronne de laurier destinée au ténor. La chanteuse arménienne s’est montrée splendide de par sa force vocale ; elle possède une voix fort belle, sensuelle et d’un beau timbre. Une excellente soprano dramatique.

El Correo, mai 2004


Vraiment excitante

Vraiment excitante est la prestation de Hasmik Papian. Elle arrive à rendre le personnage de Lisa tourmenté et fragile, en chantant avec goût, riche en détails, avec une voix fraîche et une prononciation cultivée.

ABC, mai 2004


Buenisimo

Fría ovación ... en muchos teatros del mundo eso significa fracaso, pero en el Teatro Real, no. Aqui, el aplauso tibio significa: es tarde, vámonos a cenar. El público de Madrid es inhumano: se trata de cantar para señorones indiferentes. La „Dama de Picas“ que ofrece el Real tiene de todo y mucho de ello es buenisimo. Plácido Domingo da al papel de Herman la complejidad que pide su voz … hay otras voces dignas de oírse. La Lisa de Hasmik Papian es muy buena en todos los momentos. Fue la única capaz de despertar al público de su sopor. Y eso en el tercer acto, no en el primero. Quién sabe por qué leyes de Morfeo.

La Razón, mai 2004



DON GIOVANNI


Mozart déchaîné

Il faut être reconnaissant à M. Joan Holender (directeur artistique du Staatsoper de Vienne) car il nous donne accès au monde du « village globale » des chanteurs. Ainsi, il nous a fait connaître Hasmik Papian, une Donna Anna de qualité extraordinaire, avec une voix comparable aux meilleures chanteuses de son répertoire.

Der neue Merker, Vienne, 1999



ANOUSH


Opéra populaire arménien à l’Opéra de Détroit

L’excellente soprano Hasmik Papian a chanté le rôle-titre dans l’opéra arménien « Anouche ». Elle a fait entendre une voix crémeuse, admirablement égale sur toute l’extension, et une musicalité remarquable. La partition lui offrait beaucoup d’opportunités, et elle savait très vite établir la mélancolie de la jeune fille dans son monologue du début, la « Chanson du saule ». Sa présence enrichissait la scène pendant tout le spectacle, et elle marquait le point culminant avec une scène finale (« Où est resté mon amant ? ») impressionnante.

Opera News, New York, 2002




Le 24 avril: Commémorer
le génocide Arménien

Communiqué de presse publié par
l’Assemblée des Arméniens d’Europe
(Ref: PR/04/04/008)

DE HAUTS RESPONSABLES POLITIQUES AU CONCERT DE HASMIK PAPIAN DEDIE A LA MEMOIRE DES VICTIMES DU GENOCIDE DE 1915


Bruxelles, 16/04/04 – Le 13 avril, l’Assemblée des Arméniens d’Europe (AAE) a accueilli au Conservatoire Royal de Bruxelles plus de 350 personnes : membres du Parlement Européen et de la Commission Européenne, du Parlement fédéral belge et des parlements régionaux, ambassadeurs et membres du corps diplomatique, représentants d’organisations locales et internationales, venus assister au concert de musique classique dédié à la mémoire des victimes du génocide des Arméniens perpétré par le gouvernement ottoman en 1915.

La représentante de l’AAE, Irène Shaboyan, a remercié les invités d’honneurs et les hauts responsables politiques pour leur contribution à la lutte pour la prévention de nouveaux génocides et des crimes contre l’humanité. Elle a également évoqué le souvenir de ces Européens mémorables qui, en 1915 au péril de leur vie, au milieu de la guerre et de l’épidémie, ont voulu sauver ne serait-ce que quelques vies humaines. Irène Shaboyan a brièvement exposé la vie tragique du Père Komitas, musicien et compositeur, qui a notifié les chants arméniens que le public allait avoir l’occasion d’entendre. Sans lui, ces chants auraient disparus à jamais, à l’image de leurs auteurs, sans laisser de trace et l’on dirait aujourd’hui d’eux qu’ils n’ont jamais existé.

La présidente du groupe UE-Caucase du Sud au Parlement Européen, Ursula Schleicher a signalé que malgré l’affreux génocide, l’extermination et la déportation, les Arméniens n’ont jamais oublié leurs ancêtres, leur culture et religion et n’ont jamais cessé de croire en un avenir meilleur.

A son tour, le président du groupe interparlementaire Arménie-Belgique, Didier Ramoudt, a souligné l’importance de la reconnaissance du génocide des Arméniens : « La reconnaissance du génocide des Arméniens par le Parlement Européen en 1987 et par le Sénat Belge en 1998 fut un pas important pour la prévention de nouveaux génocides». Didier Ramoudt a exprimé son indignation vis-à-vis de la politique négationniste de la Turquie. En tant qu’Européen, il estime qu’une telle conduite est inacceptable et ne doit pas être tolérée.
Le Directeur du bureau belge de Human Rights Without Frontiers, Willy Fautré, a commencé son discours par un extrait du poème de Daniel Varoujan (poète arménien, arrêté et exécuté sur l’ordre du gouvernement ottoman avec des centaines d’autres intellectuels arméniens, le 24 avril 1915), dont l’âme sensible avait pressenti la catastrophe qui allait s’abattre sur ses compatriotes. « A l’heure actuelle, alors que la Turquie demande à entrer dans l’Union européenne, ce pays continue de nier l’existence du génocide perpétré par l’Empire Ottoman. Aurait-on accepté l’Allemagne dans l’Union européenne si elle n’avait pas reconnu le génocide des Juifs perpétré par le régime nazi et si elle n’avait pas demandé pardon ? La Turquie peut-elle prétendre avoir sa place dans l’Union européenne aussi longtemps qu’elle ne reconnaît pas le massacre d’une million et demi d’Arméniens? » , a-t-il ajouté.

Ensuite, l’audience a pu savourer les chants arméniens recueillis par le Père Komitas, dans l’interprétation sensible du quatuor Komitas. La soprano de renommée internationale, Hasmik Papian, a interprété des airs d’opéras de Verdi et Puccini, ainsi que des chants de Komitas et de Kanatchian.

«En tant que citoyens européens, nous avons le devoir de défendre les valeurs européennes et de nous assurer que les exécuteurs du génocide et les négationnistes sont identifiés et rejetés » a indiqué, dans son discours de clôture, Bagrat Nazarian, membre du conseil administratif de l’AAE.

Le concert a été sponsorisé par l’Austrian Airlines et le Thierry Graduate School of Leadership à Bruxelles.





Hasmik Papian - un soprano incomparable

‘Aida’ fut sa « carte de visite » à son arrivée sur les grandes scènes. Elle y apporta une délicatesse sensible et déchirée victime d’un amour coupable aux yeux de sa destinée de princesse. Pétrie de vigueurs et de tendresse elle incarna successivement Léonora (du Trouvère), Anna (de Don Giovanni), Desdémone (Otello), toutes partitions à laquelle cette artiste, à l’origine violiniste, appliqua le geste raffiné et vibrant qui porte l’élan de la voix traitée comme l’instrument, le plus noble entre tous. Elle entre alors au firmament du Monde lyrique, emplie de fougue et d’espérances.

Les Chorégies d’Orange nous offrent alors un de ses premiers pas en France. Elle obtient un triomphe, relayé par la télévision de France 2. La robe rouge d’Abigaille, la silhouette magnifique et hiératique qui l’animent, demeurent dans notre mémoire, telle une brûlante apparition, une trace d’extase inaltérable. Tant de charmes, tant de versatilités opportunes, pour un rôle si « méchant », interprété par un visage, une allure, une voix presqu’angéliques !?

Deux ans plus tard, ce fut « Norma ». Tant à Orange (remplaçante) qu’à Marseille. Olympienne ; sa Norma se révéla à la hauteur du chef-d’œuvre mythique de Vincenzo Bellini, dans sa fierté intransigeante qui se lézarde d’acte en acte, irrémédiablement jusqu’au paroxysme du masochisme féminin. Une autre fois à Orange, ce fut Élisabeth de Don Carlos, victime crucifiée du pouvoir absolue ; cette année Mathilde de Guillaume Tell à Paris. La voix, son ampleur, ses larmes contenues. L’émotion pure inondant la prosodie.

La femme en scène est majestueuse. Norma mûrit en elle ; aujourd’hui encore la jeunesse du regard, la fluidité de l’allure portent à l’ensemble des traits d’une fragilité essentielle à l’émotion. La cantatrice au timbre moiré et limpide joue de riches nuances et des inflexions innées d’une voix conduite musicalement à la perfection. Dotée d’une ample tessiture, l’aigu éclatant sonne et vibre sur la largeur, la longueur, en souplesse, passant au-dessus de l’orchestre par des appuis et un souffle infaillibles. Son énergie semble puisée au tréfonds d’une âme indéfectible.

Et pourtant les nuances chatoient, le vibrato reste souple et rebondissant. Son chant ne « déborde jamais », tant la prosodie est précise. Violence, cruauté, passion et fièvre. Moments élégiaques, moments d’abandon. Pour transmettre les affects d’héroïnes si divers elle sait adopter les conditions psychologique de femme, de mère ou d’amante et créer les climats d’humeurs et de réaction, avec une attention psychologique irréprochable.

Amalthée, Le Commercial du Gard, janvier 2004